‘’Puissances émergentes, anciennes nations industrielles, organisations internationales : Quelles coopération ?’’, tel est le thème de la conférence que l’ex Premier ministre français a animée hier à l’attention des Secrétaires généraux, des Directeurs de cabinets, des inspecteurs généraux, des Conseillers de ministre, des Directeur généraux, du patronat, de la chambre de commerce, des diplomates et des universitaires.
La cérémonie a débuté avec le mot de bienvenue du Premier ministre Paul Biyoghé Mba à l’endroit de l’homme politique français. Il a, dans son propos de circonstance, souligné les grandes ambitions de développement qui animent les plus hautes autorités du pays.
‘’Le président de la République veut faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025. Pour y parvenir nous comptons non seulement sur nos ressources naturelles mais aussi sur nos ressources humaines. Pour atteindre cet objectif, nous sommes conscients que nous devons renforcer la formation à tous les niveaux’’, a-t-il affirmé, entre autres, avant d’inviter l’illustre conférencier à partager au maximum avec l’assistance sa très grande expérience acquise au fil des fonctions qu’il a occupées au sein de l’appareil d’Etat français.
L’exposé de Laurent Fabius s’est articulé autour de trois principaux piliers : le développement économique, l’environnement et la sécurité. Selon ce haut cadre du Parti socialiste français, l’architecture mondiale devrait s’appuyer sur les grands ensembles régionaux pour une plus grande efficacité sur le plan économique, car les Etats ne sauraient évoluer isolement. Les relations entre l’Afrique et l’Europe par exemple gagneraient à être beaucoup plus dynamiques car ces deux régions ont des intérêts convergents.
En matière d’environnement, il a rappelé qu’une mutualisation des efforts entre les puissances émergentes, les anciennes nations industrielles et les organisations internationales est une voie à suivre dans l’optique d’affronter de manière efficace la menace que représente la dégradation de l’environnement à l’échelle de la planète. Laurent Fabius dans le même élan a déploré le paradoxe qui voudrait que l’Afrique, en dépit d’être le continent le moins pollueur (à peine 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, NDLR), soit pourtant la partie du monde la plus menacée par les changements climatiques. Il a également salué et encouragé les efforts consentis par le Gabon en matière de protection et de préservation de l’environnement.
Sur le registre de la sécurité, le conférencier a rappelé la nécessité de prévenir les conflits qui sont un frein sûr au développement des Etats, ceux d’Afrique en l’occurrence. Cette prévention passe inéluctablement par l’identification de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler les nouvelles sources d’instabilités politique. Il s’agit par exemple du terrorisme, des conflits pour le contrôle d’une ressource rare, des conflits environnementaux etc.
Un échange d’une très haute portée intellectuelle a eu lieu après l’exposé entre le conférencier et son auditoire. Il est à noter que le gouvernement et le patronat ont signé un partenariat avec HEC (Hautes Etudes Commerciales), la plus prestigieuse des écoles françaises en matière de commerce, pour le renforcement des capacités managériales de l’administration gabonaise. Cette conférence est le fruit de ce partenariat.

















